Publicité

La presse en parle...

Jeudi 6 novembre 2008

09 juillet 2008

Cliquez iciLe programme Blue Links a permis en dix ans une reconquête complète de 28 kilomètres de rivière canalisée et de canaux au coeur de l'agglomération.

Difficile aujourd'hui de croire que la Marque figurait jadis dans les manuels scolaires japonais au rang des rivières les plus polluées au monde. La rumeur rapporte même que la surface de l'eau surchargée d'hydrocarbures aurait pris feu un jour... Le canal de Roubaix, qui la poursuit vers la frontière belge, n'était guère mieux loti, au point que des études très sérieuses avaient envisagé de le recouvrir par une voie rapide. Creusées à partir de 1831 pour acheminer le charbon aux multiples industries textiles de Roubaix-Tourcoing, ces routes fluviales ont décliné avec elles, pour être fermées définitivement à la navigation en 1985, hormis un petit tronçon encore utilisé par le levurier Lesaffre pour s'approvisionner en mélasse.

Même si le projet autoroutier n'a pas vu le jour, ces voies d'eau n'en sont pas moins restées de longues années de véritables friches fluviales, cachées et soigneusement ignorées des villes traversées. Il aura fallu toute l'obstination de certains élus et la mobilisation d'une quarantaine d'associations et le soutien déterminant de l'Union européenne pour que la métropole parte à la reconquête de ce réseau de 28 kilomètres reliant la Deûle, à hauteur de la ville de Marquette, jusqu'à Wasquehal et traversant ensuite le " versant nord-est " de l'agglomération jusqu'aux communes belges d'Estaimpuis et Pecq.

Regénération urbaine
Les premières décisions datent de 1998, mais le chantier s'achèvera seulement l'an prochain avec un retour très attendu à la navigation de plaisance. Le projet, qui mobilise 37 millions d'euros, dont la moitié de crédits européens, aura permis de réaménager et automatiser 13 écluses, restaurer 7 ponts fixes et passerelles, et remettre en mobilité 10 autres ponts. Il se sera traduit également par le curage de 240.000 mètres cubes de sédiments pollués. Mais le projet Blue Links est bien plus qu'une simple requalification des berges et des ouvrages d'art, et porte une ambition globale de régénération urbaine, à l'instar de la renaissance de certaines villes anglaises autour de leurs voies d'eau, comme Birmingham.

Les chemins de halage sont déjà reconquis et paysagés. Les habitants renouent avec les promenades dans ces territoires jadis délaissés. Des festivités sont même régulièrement organisées, comme " Tourcoing-Plage " ou " Les rendez-vous du canal " à Roubaix. " Il y a une vraie dynamique de réappropriation par les habitants, mais aussi par les décideurs comme potentiel de transformation et de qualité de vie ", se félicite Slimane Tir, vice-président de Lille Métropole et président de l'Espace naturel métropolitain. La requalification du canal entraîne d'autres projets en cascade : la friche Kuhlman qui s'étend à Wattrelos sur 45 hectares avec ses terrils de chrome va être assainie, pour un investissement de 16 millions d'euros incluant un nouveau parc ; la zone de l'Union, à Roubaix-Tourcoing, verra pousser un écoquartier ainsi que 15 hectares d'espaces verts. " Au total, nous remettons 100 hectares à disposition de la population, soit l'équivalent de trois parcs Barbieux ", observe Slimane Tir. Ironie de l'histoire, le parc Barbieux, l'un des plus beaux de France, a été créé à Roubaix au XIXe siècle autour du tracé initial du même canal, abandonné finalement après des éboulements et divers incidents.

Programmes immobiliers
Signe incontestable d'un changement d'époque : les promoteurs n'hésitent plus à investir en bord de canal à l'instar des Maisons Rouar, qui ont racheté la friche de la Minoterie à Roubaix, abandonnée depuis trente-huit ans, pour la transformer en un programme de 50 lofts, déjà vendus sur plan. A Wasquehal, les ensembles de bureaux et de logements de standing se multiplient le long de la Marque, les bailleurs sociaux eux-mêmes jouent le jeu, à l'instar d'un projet de près de 300 logements sociaux à Roubaix, à côté du pont des Couteaux, qui sera lui-même reconstruit. " Blue Links est le levier d'aménagement le plus important du versant nord-est de la Métropole, il ouvre de très nombreux possibles ", se réjouit Slimane Ti.

Source : http://www.lesechos.fr/info/france/300279117.htm

Par meletpierre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 5 novembre 2008
Page d'accueil
11 octobre 2008

C'est l'histoire d'un canal qui voyait les choses en grand. Fermé à la navigation depuis 1985, le canal Deûle-Escaut est sur le point de revivre.

Écolo. C'est comme ça que se voit le canal qui relie Marquette à Spiere-Helkijn, la Deûle à l'Escaut, la France à la Belgique. Du moins, c'est ainsi que ceux qui ont oeuvré à sa réhabilitation l'ont pensé. «Nous avons veillé à avoir une qualité de l'eau aussi remarquable que lorsque le canal était fermé», explique Slimane Tir, vice-président de la communauté urbaine de Lille, chargé des espaces naturels. Les berges ont été totalement réhabilitées. En géosynthétique, c'est-à-dire sous forme de sacs de toile de jute remplis de terreau ensemencé ou en tunage de bois, soit une sorte de palissade de bois pourvue de mini-rampes d'accès pour permettre aux animaux de sortir facilement. Derrière ce tunage, des zones de lagunages ont été aménagées : remplies d'eau stagnante, elles permettent aux plantes hélophytes, avides d'eau, de se développer. Quinze mille végétaux au total ont d'ailleurs été replantés le long des berges. Autre spécificité écologique notable, ce canal récupère ses propres eaux.

Cela peut sembler étonnant, c'est en réalité tout simple : à chacune des quinze écluses qui jalonnent le parcours, une pompe récupère l'eau rejetée et la recrache en amont.

Enfin, à proximité du canal, plusieurs espaces verts verront le jour pour un total de 100 hectares de lieux de promenade et de respiration.

Car, on l'a dit, ce canal voit les choses en grand. En plus d'une zone de loisirs, promenade ou pêche, il entend être un vecteur d'intégration. Entre la France et la Belgique, tout d'abord. «C'est un dossier exemplaire», se félicite Jocya Vancoillie, déléguée aux infrastructures du Conseil Général du Nord qui affirme que le partenariat franco-belge se poursuivra au-delà de la fin des travaux.

Désormais «on ne tourne plus le dos au canal», insiste Slimane Tir. Ce même canal dont «l'odeur était tellement pestilentielle qu'il fallait s'y promener avec une pince au nez», raconte dans un sourire Daniel Senesael, bourgmestre d'Estampuis, sera désormais lieu de festivités, de rassemblement et élément de valorisation des logements alentours. Ainsi, à Roubaix, les anciens bâtiments industriels de la Minoterie accueillent désormais des lofts avec vue sur le canal, tandis qu'une vingtaine de projets de logement qui mettent en avant le canal ont été recensés sur l'ensemble du parcours.

Certes, «ce n'était pas gagné» comme le rappelle Slimane Tir. Mais il semble que le jour où plaisanciers et pêcheurs se côtoieront sur les eaux du canal n'est plus très loin.

Charlotte PIRET


Source : http://www.actu24.be/MBO_Article/200000.aspx
Par meletpierre
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Notre Loft

Nous serons propriétaire à la fin de cette année 2007 d'un loft de 200 m² (100 m² en rez de chaussée et 100 m² de cave) avec un jardin d'environ 80 m² sur le programme de la Minoterie. Nous allons réaliser nos travaux par nous memes et vous trouverez ici l'évolution du loft, des idées, des conseils, un peu de tout sur notre projet. 
Contact :
meletpierre590@yahoo.fr

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Statistiques

Il y a eu  FreeCompteur.com visiteurs sur ce blog.

Recommander

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus