Les lofteurs se bousculent pour vivre à l’usine

Publié le par meletpierre



Exit les ouvriers, bienvenue aux lofteurs. A l’abandon depuis sa fermeture en 2001, la filature d’Hellemmes vient d’être acquise par une société qui envisage de la transformer en une série de lofts. Ce type d’aménagement d’usine en appartements a le vent en poupe. « On est plutôt à la chasse aux projets qu’à la chasse aux clients », commente Franck Ottevaere d’Immo Saint-Martin, à Roubaix. Car les projets proposés par les promoteurs trouvent rapidement preneurs. L’an dernier, Marc Ledru lance dans une ancienne filature, près du centre de Roubaix, une résidence de trente-sept lofts. Tous occupés. Le Lillois Mohamed Rouar lui emboîte le pas. Il en aménage d’abord huit à Roubaix – tous acquis avant la fin des travaux –, douze autres, puis trente-huit qui seront agencés dans une meunerie (fabrique de farine) de 7 800 m2. Avec parking, balcons et... piscine. Les promoteurs se disputent les vestiges de l’industrie métropolitaine, et s’emballent aussi depuis l’étranger. Une société néerlandaise, Victoria Lofts, a investi dans une friche à Tourcoing. Au programme vingt-trois lofts. « Après la Hollande et la Belgique, ils investissent le nord de la France », avance Hervé Vandenbroucke, directeur des Arcades, qui commercialise le projet. C’est aussi Victoria Lofts qui vient d’acquérir les 40 000 m2 de la filature d’Hellemmes. Actuellement en concertation avec la mairie pour l’aménagement de la zone, la société livrerait 170 lofts après deux ans de travaux. Cette tendance recoupe aussi les intérêts des collectivités. « La métropole fait face à une pénurie de logements, note Agnès Demotié, directrice d’études habitat à l’agence d’urbanisme. Les usines deviennent un potentiel à exploiter ce qui permet aussi d’éviter des constructions sur du terrain agricole. » Roubaix cherche ainsi activement des promoteurs. « Dans trois ans, nous disposerons de 250 à 300 lofts sur la ville », prédit Thibaut Brodin du service développement économique. Effet de mode ou tendance de fond ? « Une mode », prédit un promoteur. Thibaut Brodin dément : « Les expériences menées ailleurs montrent qu’il n’en est rien. »

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20 Minutes, éditions du 16/06/2005 - 00h00
Dernière mise à jour : 04/03/2006 - 07h42 

Source : http://www.20minutes.fr/article/55197/Lille-Les-lofteurs-se-bousculent-pour-vivre-a-l-usine.php

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Publié dans La presse en parle...

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