machines à effilocher et Bd Beaurepaire
Dans ce même courrier, il est indiqué que "nous avons transféré les ateliers et magasins de toiles d'emballages et sacs du 108 Bd Beaurepaire au 13 rue condorcet et que nous y avons installé deux métiers à effilocher les chiquettes de jute de notre fabrication".

L'usine a donc était transférée... nous allons donc aller faire un tour au 108 Bd Beaurepaire pour voir ce qu'il y a maintenant !
Sur ce site, il est mentionné l'histoire du Bd Beaurepaire : un boulevard industriel et culturel
http://www.histoirederoubaix.com/index.php?article=122&page=113&rubrique=roubaix_19
"Cette importante artère qui mesure 1 250 mètres de longueur sur une largeur de 20 mètres part de la place Faidherbe pour aboutir au Pont du Sartel. Elle fut classée en 1871 et porte le nom d'une seigneurie citée dès le XIIIème siècle dont Gillebiers de Beaurepaire, noble homme, qui était homme de fief du seigneur de Roubaix. Il s'y trouvait une "cense" qui disparut au XIXe siècle et dont le dernier fermier Pierre Delannoy, fut conseiller municipal en 1834. Il est l'un de ceux qui avaient milité sans succès pour la division de Roubaix en deux communes: Roubaix-Ville et Roubaix-Campagne. Les fermiers qui défendaient cette thèse s'élevaient en particulier contre les droits qui frappaient toutes leurs récoltes ramassées sur leurs terres extérieures à Roubaix. Depuis 1802, en effet un octroi taxait toutes les entrées de marchandises en ville, un bureau de l'octroi se trouvait à l'entrée du boulevard de Beaurepaire.
Près de la ferme, une modeste chapelle érigée vers 1815, était dédiée à Notre Dame des Grâces en vertu d'un voeu des fermiers pour la guérison de leur fils infirme. Cette chapelle fut démolie en 1904. Lors des processions des Rogations (qui se déroulaient chaque année durant trois jours précédant l'Ascension pour implorer la protection du ciel sur les récoltes), le cortège religieux qui quittait l'église Saint-Martin, seule paroisse à Roubaix jusqu'en 1846, se rendant à cette chapelle. Le développement industriel de Roubaix devait modifier complètement l'aspect du boulevard de Beaurepaire.
Les terrains disponibles permirent l'implantation d'entreprises importantes, telles que la Brasserie Dazin Frères (au n°25), dans laquelle un incendie s'était déclaré il y a juste un siècle le 26 avril 1893, devenue vers 1910 la société Delcourt et Salembier, puis après 1920 la brasserie de Beaurepaire. C’était l'une des plus importantes de Roubaix. Quelques pas plus loin, au n°35, se trouvait la minoterie Courouble Frères, et juste à côté, au n°37, l'entreprise G. Lehoucq, bois et scieries, toujours présente à la même adresse, ce qui en fait une des maisons centenaires de Roubaix puisqu'elle est citée au même endroit dès 1892 ... Au n°209, le Peignage de Beaurepaire.
Du côté pair, le Conditionnement Public de la Chambre de Commerce de Roubaix, dont nous parlons par ailleurs, voisin des bâtiments de l'usine Motte et Blanchot que nous avons déjà décrite à l'occasion de la rue de Babylone. Au n° 108, un fabricant de chicorée du nom de Lucas n'eut qu'une présence éphémère et au n° 288 bis, le bureau de l'Octroi de Roubaix mettait le point final. "
Les recherches ne font donc que commencer... la suite quand j'aurais trouvé d'autres infos...