Extrait de blog

Publié le par meletpierre

http://carnetdejoutes.over-blog.com/article-22841972.html

Extrait : « Il n’y a quasiment plus de friches industrielles qui n’aient pas de projets de réhabilitation, à brève ou moyenne échéance. » Thibaut Brodin, du service économique de la ville de Roubaix n’en doute pas, ces vestiges du passé ouvrier « sont en voie de disparition ».  La fin des usines, des friches dans la métropole lilloise ? Il y a quelques années, la nouvelle aurait fait bondir de joie ses habitants, trop pressés d’en finir avec l’image qui collait à leur région : sombre, morose, minée. Aujourd’hui, leur réaction est bien plus mesurée.

C’est qu’en l’espace de quelques années, les friches, ces monstres de béton, d’acier et de briques au joli nom végétal, se sont muées en véritables mines d’or. Le regard que l’on portait sur elles s’est inversé. « Au début, explique  Emmanuel Brun, ingénieur chercheur spécialiste des friches industrielles, on ne se posait pas la question de leur devenir. Elles étaient là, point. » Une verrue dans le paysage urbain, un Ovni dans l’organisation de la ville que l’on refusait de voir, rappelant trop « le sang, la sueur, les larmes ». La cicatrice du chômage pas encore refermée, certains, dont d’anciens ouvriers « souhaitaient même qu’on les rase », précise Emmanuel Brun.

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, « les raser n’était pas la solution la moins chère », assure le chercheur. De ces centaines d’hectares abandonnés, aux murs éventrés, machines à tisser retournées, charpentes affaissées et sols pollués au plomb et autres résidus chimiques, « il fallait faire quelque chose ». La meilleure idée ? « Y réimplanter des entreprises, idéal pour transformer au minimum » ces autels érigés à la gloire du Dieu Travail. En pratique, il était souvent difficile de trouver des repreneurs en phase avec l’activité passée du lieu.

Réhabilitées

Les anciennes usines ont finalement séduit un public inattendu.  Appâtés par les mètres carrés disponibles, en période de hausse des prix de l’immobilier, les promoteurs en ont fait des lofts. Avenue Jules-Guesde, à Roubaix, dans l’ancienne filature Leurent ou dans les murs de La Pie qui Chante, à Tourcoing, une nouvelle forme d’habitat a vu le jour, grand (rarement moins de 100 m2) et pas trop cher (1 300 euros le mètre viabilisé). Et les chantiers se sont multipliés: d’ici la fin de l’année, la Minoterie et la Teinturerie, deux friches roubaisiennes, suivront le même chemin.

[...]

<!--[if !supportLists]--> (1)  Tout doit disparaître, Sylvain Marcelli et Pierre Desjonquères, Inventaire/Invention, mars 2005.

(2)  http://www.cyberkata.org/index.php?op=viewlink&cid=10
<!--[endif]-->

<!--[if !supportLists]-->(3)  http://www.abandoned-places.com  

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